Agenda

Retrouvez toutes les manifestations de Mauzé-sur-le-Mignonse_module_calendrier_97 - style=default - background=
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Association En Form’ – Gala de danse
vendredi 9 juin 2017
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Association En Form’ – Gala de danse
vendredi 9 juin 2017
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Elections législatives
dimanche 11 juin 2017
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18
Elections législatives
dimanche 11 juin 2017
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21
Fête de la musique
mercredi 21 juin 2017
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24
Fête René Caillié
samedi 24 juin 2017
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25
Fête René Caillié
dimanche 25 juin 2017
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Association de parents d’élèves – Fête de l’école
vendredi 30 juin 2017
   
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Histoire de Mauzé-sur-le-Mignon

parchemin

Entre marécages et forêts, sur un des chemins qui mènent du Poitou à l'Océan, MAUZEACUM ou MAUZIACUM forme la plus usitée qui signifie "placé au milieu des eaux ", a toujours été un point de passage important.


Le nom évidemment gallo-romain prouverait selon L. FAYE (Histoire de Mauzé-sur-Le-Mignon) qu'il est antérieur au VIème siècle mais ce lieu n'eut d'importance qu'à partir du moment où un château y fut bâti, c'est à dire vers le XIème siècle.

1035

En 1035, GUILLAUME-LE-BÂTARD, premier seigneur connu des archives locales, défend le château de Mauzé, assiégé par OTHON, frère de l'un des féodaux qui se disputent la Saintonge. OTHON mort, son vainqueur reçoit en récompense le péage de Mauzé. GUILLAUME-LE-BÄTARD fondera la famille de Mauzé, dont les descendants seront également seigneurs de Marans.

1214

Au cours des guerres qui opposent Français et Anglais, PORTECLIE, seigneur de Mauzé et de Marans, essaie en vain d'arrêter JEAN SANS TERRE, roi d'Angleterre, débarqué en Aunis en 1214. Ce dernier séjournera d'ailleurs à Mauzé en avril et en juillet 1215.

1225

Le roi de France Louis VIII, ayant reconquis l'Aunis en 1225, dépossède les seigneurs de Mauzé, coupables à ses yeux de félonie, et attribue leur château à Hugues DE LUSIGNAN qui construit alors une forteresse dont il reste les deux tours rondes et quelques murailles le long de la Bretagne, bras secondaire du Mignon. La famille de Mauzé s'éteint à la fin du XIIIème siècle.

Construite au flanc d'un coteau, Mauzé est devenue une ville " bien munie et fortifiée ", entourée de douves et de remparts dont subsistent encore aujourd'hui les vestiges. Deux portes contrôlent les issues à chaque extrémité d'une longue rue étroite et tortueuse. Deux églises paroissiales, Saint-Pierre en haut, et Notre-Dame près du château de nombreux prieurés, ceux de Sainte-Valère et de Sainte-Croix, et, plus à l'écart, ceux de Dey et de Rançon qui, réunis formeront plus tard la paroisse de Deyrançon. Le marché, après s'être tenu au Champbranger, s'abrite sous la nouvelle halle au coeur de Mauzé.

XVe siècle

Au XVIème siècle, les remparts seront démolis pour faire l'économie de lourdes taxes. Après un premier passage à l'âge de 12 ans, Henri IV reviendra à Mauzé en 1587 et en 1588, séjournant à chaque fois trois jours entiers.

Mauzé n'échappe pas aux guerres de religion. En 1568, toutes les églises sont dévastées, seule la grande et belle église Saint-Pierre, incendiée, se relèvera de ses ruines après un peu plus d'un siècle. Les protestants sont alors puissants et protégés par la famille d'Eléonore d'OLBREUSE, épouse du Duc DE BRUNSWICK-ZELL, protestante comme presque toutes les familles nobles de Mauzé et ses environs.

1681

En 1681, arrive Jean MIGAULT, l'instituteur de Mougon, persécuté par les dragonnades qui le chasseront trois ans plus tard de Breuil-Barrabin, quartier de Mauzé, ou il s'était installé. Comme lui, beaucoup de protestants préfèreront l'exil à l'abjuration.

XVIIIe siècle

La petite ville renaît au XVIII ème siècle grâce à la Route Royale qui la traverse. Les auberges sont nombreuses et le commerce des vins et eaux-de-vie enrichit de nombreuses familles.
A la révolution, Mauzé, longtemps en Aunis, devient chef-lieu d'un canton du département des Deux- Sèvres en 1790.

XIXe siècle

EN 1842, le buste de René CAILLIE, le " vainqueur de Tombouctou ", est solennellement inauguré. C'est alors qu'on décide de célébrer sa mémoire, chaque année, le 4ème dimanche de juin. Après le passage du Prince-Président, LOUIS-NAPOLÉON-BONAPARTE, le 13 octobre 1852, s'ouvre la ligne de chemin de fer : elle amènera la décadence des auberges de Mauzé, vers 1880, on termine le canal du Mignon, dont l'inauguration aura lieu en 1886. Le trafic se poursuivra jusqu'en 1923.

La destruction du vignoble par le phylloxera provoque alors une transformation complète de l'agriculture. Des minoteries remplacent les vieux moulins à Mauzé, au Petit-Jouet, à Mallet. Une laiterie est créée. Les foires de Mauzé se développent profitant de l'aménagement d'un champ de foire qui accueillera parfois près d'un millier d'animaux.

Après la Mairie et les écoles, construites sous le second Empire, les travaux se multiplient : un nouveau cimetière est ouvert, la rue de l'église est élargie et redressée, l'avenue de la gare tracée de manière à répondre aux nécessités du trafic.

XXe siècle

Et c'est le XXème siècle, la Belle-Epoque où se multiplient fêtes et concerts mais aussi les dures épreuves.
Sur le monument aux morts inauguré le 9 juin 1919, s'alignent 57 noms de Mauzéens, victimes de la " drôle de guerre ". Après le retour des combattants, malgré un certain déclin du commerce et de quelques entreprises, la vie reprend assez vite. Mauzé se dote de l'électricité, de l'eau courante et de nombreuses installations téléphoniques. Les sociétés redoublent d'activité, les fêtes se multiplient : en 1938 est célébré le centenaire de la mort de René CAILLIE. Onze ans plus tard, en 1949, un nouveau monument sera érigé en hommage à l'enfant du pays.
Mais entre temps, c'est une génération qui est prise dans la tourmente meurtrière ; ce sont les enfants des Poilus que la seconde guerre mondiale va meurtrir. Beaucoup connaîtront la captivité, d'autres seront requis ou réfractaires. Le dernier combat qui libérera complètement les Deux-Sèvres aura lieu à Mauzé le 6 septembre 1944.

Puis les décennies se succèdent avec leurs lots d'évènements tous plus riches les uns que les autres et, dans le rétroviseur de la mémoire collective, le début des années 1970 émerge tout particulièrement.

La construction d'un nouvel établissement scolaire, aujourd'hui collège René CAILLIE est envisagé en 1970.

Et si l'année suivante retentit des premiers coups de pioche pour la piscine, 1971 fera date notamment pour deux faits majeurs :
•    la fusion depuis le 1er janvier entre Mauzé et le Petit-Breuil-Deyrançon, cette commune voisine devenant depuis lors un nouveau quartier : projet qui couvait depuis le 4 février 1967.
•    La déviation de la RN 11 qui contourne désormais le village, décongestionnant l'artère principale des transhumances estivales, sources de bouchons, vers les plages océanes.

Aujourd’hui, Mauzé ressemble à une amande bordée d'une part, par la voie ferrée, et d'autre part, par la rocade de contournement, traversée en son milieu par l'ancienne Route Royale, axe historique très fort qui a drainé au fil du temps des constructions et favorisé l'émergence de quartiers.
Aujourd'hui, comme pour réaffirmer sa convivialité, Mauzé se lance dans une vaste restructuration de son centre-bourg avec un espace socio-culturel, véritable synergie du monde associatif local.